Arboriculture dans la ville


L’association Réseau Groslaysien a organisé le 14 octobre 2017, la première Journée de la pomme chez Laurence et L. Desouches, arboriculteurs à Groslay. Les p’tits paniers de Groslay (AMAP), le Conservatoire du patrimoine et le chocolatier Le Scarabée d’or ont apporté leur soutien à cette manifestation au programme varié : pressage de jus de pomme, concours Pomme Chef et en clôture un débat sur l’avenir de l’arboriculture groslaysienne.

Penser que l’arboriculture groslaysienne a un avenir, est-ce s’accrocher au passé ou bien être réaliste sur un futur à construire ensemble ? Tel est en substance le fil rouge du débat dont nous avons le plaisir de vous offrir un compte-rendu détaillé.

Bonne lecture.
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F. Jeffroy, président du Réseau Groslaysien, introduit le débat.

F. Jeffroy : Pour introduire ce débat, je veux dire que nous sommes attachés au patrimoine et à l'histoire locale de Groslay. Nous aimons consommer des légumes et des fruits cultivés localement. Nous aimons l'idée de connaître ces producteurs qui sont là ce soir, qu’ils soient à la tribune ou dans la salle. Nous aimons aussi l'idée de connaître la qualité des fruits que nous mangeons. C’est tout cela qui nous a donné envie de réfléchir ensemble à l'avenir de l’arboriculture groslaysienne.

Lorsque nous avons présenté l’idée de ce débat, certains ont souri en nous disant qu’il était vain de s'intéresser à cette arboriculture car elle est morte, elle ne peut pas lutter face à la concurrence inéquitable des supermarchés, face au pouvoir des centrales d'achat. Mais nous, on y tient, à ce paysage de Groslay. Et en plus, en 2017, il y a un mouvement de fond en France et dans le monde, même si je n'ai pas la connaissance pour le décrire. 
De plus en plus d'initiatives cherchent à maintenir des productions locales, gages de proximité et de qualité. Elles cherchent à s’opposer aux productions qui nient les rythmes de la nature. Ce débat a pour objectif de connaître la situation actuelle de l'arboriculture, car c'est bien de rêver mais jusqu'à un certain point. Il nous faut comprendre ses contraintes et faire preuve d'imagination. En guise de clin d’œil, je reprendrais volontiers la formule « ayons le  pessimisme de l'intelligence et l'optimisme de la volonté ».

Je vous présente les participants au débat : Luc Desouches qui nous invite chez lui, bien connu des Groslaysiens, Loïc Plaideau et son père Philippe Plaideau, arboriculteurs à Groslay, Jean-Michel Roy, Groslaysien, historien, ayant travaillé à la Courneuve et dans toute la France, Sandrine Brahmi, de l'association Terre de Liens, Marie Léger de l'association l'AMAP. Le débat se déroulera en deux temps : le premier sera consacré à l'état des lieux, le second portera sur l'avenir et les actions possibles.




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