jeudi 22 mars 2018

Samedi 16 juin : faites de la musique à Groslay !

Pour la 2ème année consécutive, l’Office Communal des Sports, des Loisirs et de la Culture et l'association Réseau Groslaysien joignent leur forces pour organiser la fête de la musique. Nous vous proposons un Concert promenade dans différents lieux insolites de notre ville : petites cours, parcs ou jardins ombragés. La taille réduite et le cadre bucolique de chaque lieu permettront au public de bien goûter la musique, les oreilles et les yeux grands ouverts. Le concert promenade partira du jardin patrimonial situé rue des Ouches, où nous vous donnons rendez-vous à partir de 12h00 pour partager un pique-nique et aussi pour débattre de la pratique et la formation musicales à Groslay. La promenade nous conduira en début de soirée au parc Rosy Varte où des groupes groslaysiens se produiront dans le cadre d'une Scène ouverte.
Puis la soirée se poursuivra avec 2 groupes dont le swing et le groove ne vous laisseront pas tranquilles. Peut-être aurez-vous alors envie de danser sous les étoiles.
Vous êtes musicien amateur et vous souhaitez vous produire dans le cadre du concert promenade, vous faites partie d'un groupe amateur et vous voulez vous produire sur la Scène ouverte,  contactez nous : reseaugroslay@gmail.com

Vous aimez la musique, alors retenez bien le samedi 16 juin !

Musicalement,

François Jeffroy, Président du Réseau Groslaysien
Guy Boisseau, Président de l'OCSLC

dimanche 18 mars 2018

A noter ......

Le concert d'Agapanthe du dimanche 18 mars est annulé pour des raisons médicales.

Hommage à Jacques Clouet








En octobre 1989, je venais de m'installer à Groslay. Un jour que j'enlevais un panneau de promoteur accroché devant mon portail, un véhicule s'est arrêté et le conducteur m'a applaudi, puis est reparti. Une semaine plus tard, à une réunion d'information sur le Bip, ce boulevard urbain qui doit traverser, un jour peut-être, le sud de Groslay, j'ai revu le conducteur. Je m'en suis approché et lui ai dit : « c'est vous qui saluez les décrocheurs de panneaux ? » Tu m'as souri, Jacques, et notre amitié a commencé là. Tu m'as accueilli au sein de la jeune association Mieux Vivre à Groslay, et avec beaucoup d'autres nous avons œuvré à informer nos concitoyens sur certaines réalités communales à travers le journal Le Bleu du Ciel au ton satirique qui a agacé notre édile plus d'une fois, puis plus tard le Grain de sel, pour proposer un autre projet à Groslay.
Il faut l'admettre, nous n'avons jamais réussi à déloger notre maire de sa forteresse. Sans doute ne manque-t-il pas d'habileté et de mérite pour s'être maintenu si longtemps, mais je crois aussi, finalement, qu'il nous manquait, qu'il te manquait un ingrédient. Du dévouement, de la vision, des projets, de l'ambition, des équipes à tes côtés, tu en avais à revendre, mais il te manquait la soif de pouvoir. Et j'aimais aussi cela chez toi.
Tu as été un conseiller municipal présent, impliqué, pugnace, intéressé à la vie de sa commune, soucieux du bien public, et sûrement le meilleur des opposants, et je parle sous votre contrôle, monsieur le maire. Au cours de ces mandats, tu es allé à la rencontre des Groslaysiens, pour comprendre leurs attentes, et c'est ainsi que tu étais présent sur beaucoup de fronts pour vivre tes idées, pour les partager, les confronter, les relayer, les transmettre. Soucieux d'ancrer ton action dans le concret, une de tes dernières idées fut cette fête de la pomme où, pour le plus grand bonheur de nombreux groslaysiens, nous avons, un samedi après-midi, dégusté le jus des fruits de notre terroir, pressés à l'ancienne chez M. et Mme Desouches, et débattu de l'avenir de l'arboriculture en région parisienne.
Tu étais généreux, et ainsi tu faisais a priori confiance dans la capacité et la parole des autres, quitte à être parfois déçu. Nul doute que dans l'assistance, beaucoup te doivent qui un conseil, qui un coup de pouce dans un projet, qui un soutien.
Ce n'est sans doute pas pour rien que notre église est pleine aujourd'hui, un mercredi après-midi, et en votre nom à tous, mesdames et messieurs, permettez-moi de saluer Jacques et de le remercier pour tout ce qu'il nous a donné de chaleur et d'amitié. Sur un plan plus personnel, je me souviens de nos navigations vers les iles anglo-normandes. Surtout, de cette fin de journée à la pointe du Cotentin où, faisant le point avec ton sextant, ton sextant !, tu nous as gentiment signalé qu'à cause du courant contraire, nous faisions du surplace depuis deux heures.
Ça c'était toi, Jacques, ce mélange de savoir sur les outils anciens revu à la lumière des compétences modernes. Tu étais l'ingénieur humaniste poussé par "ce vertige de l'espace" comme le disait Magellan. Nous avons eu la chance, avec Marie, que tu célèbres notre mariage, et tu as eu la gentillesse de faire un discours flatteur à mon égard. Je tente de te le rendre aujourd'hui, mais sache que je ne suis pas très heureux de la circonstance !

Intellectuel sûrement, sportif aussi, érudit, travailleur pour qui, le travail fini, l'étude et la connaissance étaient un passe temps, allant, et j'en oublie beaucoup, de l'épopée Napoléonienne à la vie de Ferdinand Berthoud. Tu as fait revivre cet illustre habitant de Groslay, horloger du Roi et de la Marine, à qui tu as consacré un petit livre et dont une des horloges trône grâce à toi à la mairie. Une de tes passions était l'étude de l'équation du temps, à laquelle tu as consacré plusieurs conférences.
Je peux te le dire aujourd'hui, Jacques, je n'ai jamais très bien compris tout ce que tu nous as expliqué sur le sujet, mais le seul fait de t'écouter, de te voir en parler avec cette vivacité intellectuelle qui t'animait suffisait à mon bonheur.

Tu vas manquer, Jacques.
A Agnès bien sûr, qui avec infiniment de courage t'a accompagné pendant ces trois mois où la maladie t'a pris pour cible, fracassant vos projets d'avenir à l'heure où tu prenais ta retraite.
A tes enfants, qui savent la chance d'avoir eu un père comme toi, même si, sûrement, comme tous les enfants, ils ont eu quelques petites choses à te reprocher.
A tes petits-enfants, qui vont devoir s'habituer à ce que leur grand-père ne soit plus là pour les accompagner sur le chemin de leurs découvertes. Nul doute qu'ils te garderont au fond de leur cœur pour dialoguer avec toi.
Tu manqueras aussi à tous ceux qui ont appris à t'apprécier au fil du temps.

Finalement, dans ce moment douloureux, la seule chose qui me fasse sourire, c'est que tu vas avoir l'éternité pour décliner les calendriers que tu explorais : grégorien, julien, révolutionnaire, musulman, hébreu, perse, maya, baha, chinois, indien et surtout, parce que sous ton air de professeur Nimbus sérieux il y avait toujours l'humour affleurant, le calendrier de pataphysique.

Et j'imagine les anges, stupéfaits, qui t'écouteront disserter sur l'équation du temps et vérifier si le Paradis - tu ne peux être qu'au Paradis, Jacques -, si le Paradis est à l'heure vraie, à l'heure légale, ou peut-être à l'heure… canonique !

Adieu, Jacques, je te remercie de ton amitié pendant ces presque trente ans.
Que la terre te soit légère.

Hervé Guerrée le 7 mars 2018